Kaizen = Amélioration Continue

Kaizen


Kaizen = BON CHANGEMENT = Amélioration Continue

Le changement dans une entreprise peut se traduire de nombreuses manières. Les changements peuvent s’effectuer au niveau du personnel, des outils utilisés, des méthodes de travail employées… Ils peuvent être significatifs et coûteux, par exemple lorsqu’une entreprise décide d’informatiser certains processus ou de renouveler tous ses équipements de production… Cependant, tous les changements n’ont pas besoin d’être aussi drastiques ou coûteux pour faire une réelle différence au sein d’une entreprise.

Dans ce chapitre, nous allons donc étudier le Kaizen, c’est-à-dire le principe de l’amélioration continue qui vise à perfectionner les processus d’une entreprise par de petits changements continus, toujours dans l’optique finale de satisfaire le client de façon optimale.

 Les origines et le but du Kaizen

Kai (changement) et Zen (bon) sont des termes japonais qui permettent de décrire cette philosophie initialement développée au Japon. Le Kaizen peut s’appliquer à d’innombrables domaines de l’entreprise (comme par exemple les processus de production, la sécurité, la culture de l’entreprise…). Il ne consiste pas à révolutionner les façons de faire mais plutôt de trouver des façons d’améliorer toutes les facettes du travail de manière progressive afin que l’ensemble du processus tende vers la perfection. L’immobilisme et le statu quo ne sont donc pas compatibles car le Kaizen exige de viser la recherche de la perfection en permanence, sachant qu’il y a toujours de la marge pour s’améliorer. La nature changeante de la concurrence et des marchés dans lesquels les entreprises évoluent favorise l’implémentation de cette philosophie qui encourage les entreprises à suivre le rythme. En effet, ces dernières doivent évoluer dans un contexte de concurrence importante, où les progrès techniques et humains évoluent également en permanence, obligeant les entreprises qui souhaitent réussir à évoluer en même temps.

L’un des principaux buts du Kaizen est de parvenir à réduire les mudas et gaspillages que nous avons évoqués dans la partie 3.1 Nous avons vu que les mudas étaient au nombre de sept (la surproduction, les stocks, l’attente, le transport, les défauts, les mouvements et enfin les processus inutiles). Le Kaizen vise donc à réduire les problèmes qui découlent de chacun de ces sept mudas.

Qui est concerné par le Kaizen ?

Absolument tous les membres de l’entreprise ! Et cela inclut les cadres les plus haut-placés, les gestionnaires, les nouveaux employés… Tous les membres de l’entreprise ont un rôle à jouer pour assurer le succès du Kaizen, même le Lean Manager. En effet, dans le cadre de la gestion Lean, tout le monde est encouragé à s’exprimer à propos des aspects du travail qui pourraient être améliorés. Il ne s’agit pas d’un outil à utiliser de manière ponctuelle mais plus d’une philosophie à laquelle les employés sont invités à adhérer afin de contribuer à l’harmonie et au développement de l’entreprise, leur permettant ainsi de trouver leur place au sein d’un groupe d’employés. Il s’agit donc à la fois d’un travail personnel mais également d’un travail d’équipe car chacun doit y mettre du sien afin de faire évoluer les processus de manière intelligente.

Tout les membres de l’entreprise sont invités à s’exprimer en fonction de leur expertise respective, ainsi la personne qui s’occupe de telle machine et de telle phase de la production sera plus à même de trouver des sources d’amélioration, grâce à son expérience et à son expertise, contrairement à un cadre qui pourrait être moins enclin à comprendre les difficultés ou zones d’amélioration liées à un poste en particulier.

Ainsi, le Kaizen concerne tous les employés et par conséquent toutes les étapes de la chaîne de valeur. Pour une implémentation réussie, les employés doivent donc être encouragés à s’exprimer, et les cadres doivent être réceptifs aux nouvelles idées qui leur sont présentées. Si les idées proposées sont applicables, alors l’entreprise doit fournir un cadre dans lequel il est possible de mettre en place de tels changements. Cela permettra d’encourager les employés à proposer des idées, en leur donnant le sentiment d’être écoutés et de participer au développement de l’entreprise.

Il s’agit donc bien d’un travail d’équipe car si un employé ne se sent pas impliqué et ne propose pas d’idées, le système Kaizen s’effondre. Il en va de même si les employés fournissent des idées mais ne parviennent pas à être entendus par leur supérieur. Certaines entreprises ont également des difficultés à implémenter la philosophie Kaizen car certaines cultures favorisent davantage les résultats immédiats et drastiques.

Dans certains cas, l’entreprise peut également viser un problème en particulier (les délais de production, la qualité….) et constituer une équipe adaptée en mesure de trouver des solutions pertinentes, tout en respectant certaines contraintes de temps. L’équipe suit alors plusieurs étapes qui incluent par exemple l’observation et l’analyse du problème afin de trouver des façons d’améliorer la situation. Ces ateliers sont parfois appelés Kaizen Blitz pour illustrer l’idée que l’amélioration s’effectue de manière rapide.

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