Le DMAIC – étape 2 Mesurer

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Le DMAIC étape 2 Mesurer 

La deuxième étape du DMAIC est une phase de « Mesure » particulièrement complexe dont l’objectif principal consiste à recueillir des données dans le but de mieux quantifier les processus et comprendre la manière dont ils fonctionnent. Cette phase contribue à déterminer l’origine précise du problème et à obtenir des données fiables sur lesquelles baser le reste de l’étude DMAIC, et plus particulièrement l’analyse au cours de la phase suivante.

Etablir une base de référence 

Suite à la première étape de « définition » qui a déjà permis de mieux cerner le problème au niveau des processus, il est maintenant nécessaire de se pencher davantage sur la quantification de ces problèmes et être en mesure de collecter des données afin d’obtenir ensuite des chiffres, des statistiques, des tendances… Il est donc essentiel de rassembler des informations sur la situation actuelle des processus, d’une part afin de déterminer le degré d’éloignement par rapport aux nouveaux objectifs, mais également afin d’obtenir une base de référence qui pourra être utilisée tout au long de la démarche du DMAIC. Le 6 Sigma est basé sur l’atteinte d’objectifs bien précis (notamment moins de 3,4 défauts par million), il est donc essentiel de pouvoir évaluer à quel stade l’entreprise se situe, puis plus tard à quel rythme elle se rapproche de ses objectifs.

Déterminer l’ensemble du processus 

Il est important de bien comprendre le processus qui nécessite d’être amélioré et qui est au cœur de la démarche DMAIC, c’est pourquoi il est utile à ce stade de bien le cartographier (à l’aide d’un organigramme visuel ou du Value Stream Mapping par exemple). Une cartographie simple a normalement déjà été définie au cours de la première phase mais il est nécessaire de l’approfondir davantage au cours de la phase de « mesure », notamment en obtenant plus d’informations sur les délais, les différentes étapes… Ainsi, elle doit permettre aux membres de l’entreprise de mieux comprendre le processus dans son intégralité, de déceler les éléments qui contribuent à l’inefficacité du processus et ainsi d’avoir une vue d’ensemble détaillée.

Déterminer les données à collecter 

Les données collectées doivent aider l’entreprise à comprendre pourquoi elle n’obtient pas les résultats souhaités. Il faut donc réunir le plus d’informations possibles afin de mieux comprendre le problème mais il ne faut pas non plus tout quantifier. La subtilité de cette phase consiste donc à déterminer la nature des données pertinentes à prendre en compte car tous les paramètres ne sont pas concernés par la collecte de données. Il faut notamment faire le tri entre les différents « inputs » qui ont le potentiel ou non d’avoir un réel impact sur le processus et les résultats de l’entreprise. En effet, seules les données les plus adéquates doivent être réunies afin de ne pas compliquer un processus déjà complexe. Il est inutile de recueillir des données qui ne sont pas exploitables et qui font perdre de l’argent, du temps… Lorsque l’équipe a déterminé le type d’informations à réunir, il est alors temps de déterminer la manière dont ces données vont être collectées.

Déterminer les systèmes et les outils de mesures

Pour mieux comprendre les processus et étudier leur évolution, l’équipe en charge du projet Six Sigma doit planifier un système précis de collecte des données sur lequel baser ses recherches. Ces méthodes doivent être applicables tout au long du projet afin de permettre d’évaluer correctement l’évolution de ce dernier à différents stades. Les outils sélectionnés vont également dépendre des types de données sélectionnées préalablement. Les équipes peuvent se baser sur des outils comme le système de mesure « Y », le diagramme arborescent (tree-diagram), l’analyse de Pareto, l’analyse du système de mesure (MSA), des indicateurs de performance, des matrices cause à effet, des histogrammes, des feuilles de relevés… Il faut également s’assurer que les mesures donnent des résultats précis (afin de ne pas fausser les étapes suivantes), de qualité constante et homogènes (que l’on peut par exemple comparer même si elles concernent des départements distincts de l’entreprise). Les outils de reproductibilité sont alors particulièrement pertinents afin de tester les systèmes de mesures potentiels.

À la fin de l’étape « mesure », les informations réunies devraient donc déjà permettre à l’équipe en charge du projet d’y voir plus clair, avant même de passer à l’analyse des données lors de la phase suivante.

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